Indigne, Jérôme Cahuzac l’est,
bien entendu. Ministre du budget, en charge de la lutte contre la fraude
fiscale et détenteur du compte bancaire maintenant célèbre. Dix fois menteur
et, par-dessus tout, menteur devant ses concitoyens.
Mais « Indignes »
aussi les socialistes et, au-delà, la gauche parlementaire qui durant le
quinquennat précédent n’ont eu de cesse de se poser en chantres de la morale
républicaine, comme s’ils en détenaient la garde exclusive. Quelle ironie alors
que s’accumulent les affaires les impliquant.
Indigne François Hollande
qui a conquis le pouvoir non sur un projet viable, non sur une vision enthousiaste
de l’avenir, mais sur la haine à l’égard de Nicolas Sarkozy associée à des
promesses intenables. Promesses devenues autant de mensonges qu’il claque à la
face de ses électeurs. Et voilà que nous apprenons que cet irréductible ennemi
de la finance a confié la trésorerie de sa campagne présidentielle à un ami,
financier de son état, et utilisateur de l’un des paradis fiscaux les plus
emblématiques. Deux fois indigne, François Hollande.
Il paraît que la France ne
peut s’autoriser une crise politique en plus de toutes les autres. Faux. C’est
maintenant que nous devons toucher le fond pour mieux rebondir.
François Hollande doit
démissionner, puis les Français reconstruire une nouvelle République, plus
moderne et plus crédible !